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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 11:03
19 sega

Dernière matinée en Chine avant de prendre l'avion pour Paris. Comme nous n'avons que quelques heures devant nous, nous décidons de les passer dans la salle d'arcade géante quasi déserte qui occupe le dernier étage d'une tour avoisinante. Au-delà des classiques jeux de moto et de tambour, nous avons découvert quelques curiosités : le jeu de boxe grandeur nature (avec un mec entier peint sur un gros punching bag), une sorte de jeu de stratégie multijoueurs à base de cartes magnétiques, sorte de mélange entre Warcraft et Yugioh, et la mère de toutes les machines à sous de toutes les foires du monde. Les jeux de tirs sont bien représentés, avec une sorte de concours de taille de flingue, le vainqueur se jouant sur des reproductions de mitrailleuses montées sur une fausse jeep. Une belle variation aussi sur les jeux de course, avec le jeu des Hell's Angels et ses repoductions de Harley, le jeu dédié au skate board, ou encore aux courses hippiques, où le joueur doit s'asseoir sur un véritable cheval de manège. Je ne l'ai pas essayé, mais j'ose espérer que les concepteurs ont poussé le principe jusqu'au bout et qu'on y progresse à coups de talons. Mais le jeu de plus "intéressant" de toute la salle était sans conteste de jeu de promenade de chien (représenté au milieu de l'illustration). Sur l'écran, un chien virtuel. Devant lui, un autre chien, aussi factice, mais en dur cette fois, une laisse accrochée autour du cou. Le joueur monte sur le tapis roulant, empoigne le cordon, et c'est parti ! Voilà comment assouvir ses besoins d'affection canine pour pas cher, sans les inconvénients du ramassage, et en dépensant quelques calories. C'est beau le progrès.
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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 11:53
18-on-est-toujours-en-chine.jpg

Après plusieurs jours passés dans une mégapole comme Shanghai, nous commencions à avoir des doutes, mais un pépé sur un triporteur rachitique, bringuebalant un agrégat de marchandises démesuré et hasardeux, nous rassura immédiatement sur notre situation géographique : nous étions toujours bien en Chine. Ouf.



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28 décembre 2009 1 28 /12 /décembre /2009 13:13
17-les-antiquites-communistes-copie-1.jpg

Nous visitons ce jour-là un marché d'antiquités pour touristes chaudement recommandé par nos guides de voyage (que j'hésite à vous recommander, du coup). Les étals proposent tous les mêmes fausses antiquités, sceaux gravés, statuettes en imitation jade, et une grande variété d'articles d'inspiration communiste, pour pouvoir boire son café en couvrant de baisers le front de son idole rouge. Avec le Grand Timonier en icône pop sur votre poitrail, vous voilà prêt à faire le Grand Bond en avant dans votre carrière.
Consciente et rassurée de savoir qu'il s'agit de contrefaçon et que pas un centime n'ira dans la poche des ayant-droits, Lucille décide d'investir dans un de ces t-shirts révolutionnaires. Nous savions que les vendeurs chinois n'hésitent pas à gonfler les prix et qu'il faut marchander, pas de problème, c'est de bonne guerre. Mais celui-ci s'est un peu enflammé : nos quittons sa boutique à grandes enjambées. C'est un moyen de négocier très économique en salive. Le temps d'atteindre le seuil de l'échoppe, le prix a été divisé par cinq. Le malheureux regrette très vite d'avoir tranché ses prix aussi fort, et tente de remonter la note, mais c'est trop tard pour lui. Serions-nous, nous aussi, des affameurs de Chinois ?

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 11:33
16 rest groom

Ce jour-là nous grimpons au 54e étage de la tour Jin Mao pour prendre un café au Grand Hyatt et profiter de la vue sur le Bund, dans l'autre sens. Guidé autant par des besoins naturels que par la curiosité, j'entre dans les toilettes. Et là, un groom chinois à l'air douteux se précipite à ma rencontre et m'ouvre une porte afin que je n'aie pas la lourde tâche de le faire moi-même. En sortant, je suis de nouveau assailli par le portier de cabinet qui anticipe mon mouvement et plonge sur la lavabo afin d'ouvrir le robinet pour moi. Vaguement mal à l'aise, je passe mes mains sous le jet d'eau, lorsque le bonhomme indique qu'il souhaite presser à ma place le bouton de l'appareil qui fournit le savon. Pour la serviette en papier, il me laisse faire, probablement par mesure d'hygiène en ces temps d'inquiétude sanitaire.
L'aventure n'est pas rocambolesque, mais j'ai été totalement déconcerté par le fait d'être assisté dans des tâches aussi élémentaires et intimes. En quittant les lieux d'aisance, je me suis dit "heureusement qu'il n'y a pas d'hôtels 6 étoiles, le groom aurait insisté pour entrer avec moi et m'aider à viser..."
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 14:18
15 le bund sous la pluie

Deux semaines de beau temps, et le soir où nous arrivons à Shanghai, il tombe des hallebardes. Dru. Nous avions prévu une promenade dans le Bund en longeant le fleuve pour voir les gratte-ciel(s) du quartier des affaires : un gros nuage confortablement installé sur Shanghai nous les cachera pendant tout notre séjour en nous arrosant copieusement. Quoi qu'il en soit, ils nous auraient été cachés par la longue haie de tôle délimitant les travaux d'aménagement pour l'exposition universelle de 2010 dont nous n'aurons eu, en somme, que les inconvénients.
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16 décembre 2009 3 16 /12 /décembre /2009 12:26
14 les jardins de Suzhou
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15 décembre 2009 2 15 /12 /décembre /2009 12:42
13 la calligraphie éphémère

A Hangzhou, autour du lac noyé dans la brume, un sympathique bonhomme plonge son pinceau géant dans l'eau et, pour la beauté de l'art et le plaisir du geste (ou l'inverse), livre à même le sol son oeuvre vouée à l'évaporation.
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14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 14:23

12 les chaises

Au-delà de l'aspect néo-colonialiste nauséabond de ces engins à torturer les pauvres, j'aurais, à la place des pachas vautrés sur leurs fauteuils , quelques craintes quant à ma sécurité : il suffirait qu'une semelle dérape, qu'une épaule faiblisse, et hop ! Les Huang Shan ne sont pas très hautes, mais les barrières non plus, et la descente est abrupte.

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10 décembre 2009 4 10 /12 /décembre /2009 11:44

A en croire nos guides de voyage, les Huang Shan devaient être un des points forts de notre voyage. Le site est réputé pour avoir inspiré les poètes et les artistes pendant des siècles, un lieu de sérénité, hors du temps et loin de l'agitation des hommes, propice à la méditation et tout le tintouin.
En haut, un bourdonnement non identifié résonne sur la montagne. Nous nous promenons quelques heures dans les escaliers et où que nous allions, nous entendons toujours de ronflement mystérieux. Nous accusons les travaux de construction du nouveau bloc de béton hideux qui servira d'hôtel, à côté des autres. Nous suspectons le barrage qui retient le réservoir, que la carte touristique nous présentait comme un lac de montagne. Nous imaginons tous les scénarios possibles pour expliquer ce grondement importun.
Sauf ça...

11-la-quietude.jpg

Un chinois patibulaire armé d'une souffleuse qui vrombit toute sa fureur contre les malheureuses feuilles que l'automne avait autorisées à stationner sur les marches. Aucun guide ne nous avait avertis : ils étaient tous passés ici en été. Misère.
Le pire dans cette histoire, c'est que nous avons pu apprécier le potentiel du site et mesurer sa dégradation. Les sommets escarpés qui s'élancent fougueusement vers le ciel, coiffés de pins contorsionnistes et de rochers acrobates, sont lestés par des blockhaus monstrueux et solidement arrimés par des cables de toutes sortes. La délire industriel chinois en marche.

Mais ceux voient Courchevel de leur fenêtre vous diront : "on peut parler..."
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9 décembre 2009 3 09 /12 /décembre /2009 12:17


Pour se mettre en jambes avant de visiter les Huang Shan, nous avons décidé d'escalader les escaliers du mont sacré Qiyun. Là-haut, les divinités nichent sur leurs autels, disposés dans de petites grottes creusées dans les sommets de grès rouge. Toutes sont construites en faux vieux, elles datent des années 90. Les originales ont été détruites pendant la révolution culturelle.
En arrivant sur le site, nous sommes abordés par une gentille mamie qui nous apprend comment prier, avant d'être récupérés par la mère maquerelle de l'encens, une harpie qui n'hésite pas à racketter la vieille dame, avant de nous emmener dans un pèlerinage obligatoire et systématique, l'objectif étant de nous vendre d'autres bâtons d'encens lorsque nous aurons épuisé le premier. Nous l'abandonnerons à ses vociférations devant la statue du dieu des cheveux que nous avons négligé de prier : de toutes façons j'étais perdu pour la cause.
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